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Op het internet is een website opgedoken waar je voor amper 33 euro een 'abortuskit' kan kopen. De bewuste pilletjes zijn normaal alleen in het ziekenhuis te verkrijgen, onder strikte voorwaarden. "Zonder bijstand van een dokter is het gebruik ervan levensgevaarlijk", zegt gynaecoloog Marleen Temmerman vandaag in Het Laatste Nieuws. Wie de medicijnen via de website in België invoert, riskeert een boete tot 100.000 euro en juridische vervolging.
MTP-kit, zo heet het doosje 'doe-het-zelfabortus' dat de website eurodrugstore.eu aanbiedt. De afkorting MTP staat voor Medical Termination of Pregnancy, of vrij vertaald: medische beëindiging van een zwangerschap. De pilletjes zouden de stoffen mifepriston en misoprostol bevatten. "Dat zijn inderdaad de bestanddelen die gebruikt worden om een miskraam uit te lokken. Maar bij een verkeerde dosis kan het fout lopen, zoals trillingen, misselijkheid of bloedingen", zegt dokter Marleen Temmerman, gynaecologe aan het UZGent. "Het kan ook erger. Bijvoorbeeld wanneer de abortus onvolledig is voltrokken, met infecties tot gevolg. Zonder medische begeleiding is het gebruik van deze producten een zeer slecht idee."
Ook collega Michele Leunen van het UZ Brussel ziet gevaren. "Die stoffen zijn maar toegelaten tot 9 weken in de zwangerschap. Dat is geen 'algemene kennis'. Je mag er dus niet aan denken dat sommige vrouwen een tweede of zelfs derde doosje zouden bestellen en innemen. Dat verhaal eindigt gegarandeerd op de spoed."
Volgens professor Temmerman kunnen de makers van de website niet alleen veel lichamelijke, maar ook psychologische schade aanrichten. "Hun doelpubliek zijn duidelijk meisjes die in de eerste weken niet durven te praten over hun zwangerschap. Bij hen is het zéker belangrijk dat ze tijdig mentale steun krijgen en bovendien de kans krijgen om in alle rust een beslissing te nemen. Het kan niet dat een simpele druk op het klavier een einde maakt aan één of zelfs twee levens."
Onderzoek
Het Federaal Agentschap voor Geneesmiddelen heeft nog geen klachten ontvangen. "Maar we zijn ons bewust van het gevaar", zegt woordvoerster Ann Eeckhout. "Onze Franse collega's zijn al een onderzoek gestart naar de handelaars achter de website. Het gaat vermoedelijk om Canadezen, die een handeltje opzetten in valse en/of slecht gedoseerde medicatie. Wie de medicijnen via een website invoert, riskeert alvast een fikse boete en zelfs juridische vervolging."
Tot slot wijst recent onderzoek uit dat het internet steeds vaker wordt geraadpleegd om gezondheidsinformatie op te zoeken. "Veel patiënten checken de bron niet", aldus Edgard Eeckman, onderzoeker aan de VUB. "En als er specifieke informatie beschikbaar is, blijkt de kwaliteit ervan niet altijd betrouwbaar."
Bron: Joost Freys, Het Laatste Nieuws, 21 september 2011
Une pilule abortive en un seul clic
(source : La Libre Belgique, 6/10/2011)
> Un kit IVG est disponible sur le net. En toute illégalité. Attention : danger !
Sur internet, il s'appelle sobrement le "MTP kit" - pour "medical termination of pregnancy" : interruption médicale de grossesse. On le trouve en vente à 87 dollars sur une pharmacie en ligne, présenté comme "une option pour les femmes qui sont enceintes 8 semaines ou moins" (sic). La version "Herbal" [?], à base de plantes, s'acquiert pour 108 $. Un autre site (eurodrugstore.eu) le propose à 34,1 euros, livraison ("garantie dans discret enveloppe", re-sic) comprise dans les 2 à 4 jours.
Comme d'autres médicaments contrefaits, les pilules abortives pullulent désormais sur le web. Avec tous les risques que cela comporte pour les femmes qui seraient tentées d'y recourir pour mettre fin, discrètement, à une grossesse non désirée. La France a été la première à s'en inquiéter : mi-septembre, la Direction générale de la Santé (DGS) et l'Agence française sanitaire des produits de santé mettaient en garde contre l'utilisation du produit dénommé MTP Kit. Il s'agit en fait de 5 pilules (4 de misoprostol et 1 de mifepristone) utilisées en combinaison pour provoquer un avortement médicamenteux. Ce kit illicite, commercialisé par la société Cipla, ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché et ne répond pas aux normes de qualité, de sécurité et d'efficacité indispensables, tranche la DGS française. En Belgique, l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé n'a pas encore enregistré de plaintes. Mais on est conscient du danger potentiel.
De son côté, la Fédération des centres de planning familial (FCPF) des Femmes prévoyantes socialistes condamne fermement la vente sur internet de ces faux kits IVG. L'avortement reste un tabou dans beaucoup de familles, mais aussi chez certains professionnels de santé, dans l'opinion publique; on retrouve un sentiment de culpabilité chez les patientes qui sollicitent une interruption volontaire de grossesse, relève la FCPF. "Il n'est dès lors pas étonnant que certaines femmes soient tentées de se tourner d'abord vers internet. Derrière un écran, on ne les jugera pas".
Depuis la loi Lallemand-Michielsen, votée le 3 avril 1990, les femmes en situation de détresse peuvent avorter jusqu'à 12 semaines de grossesse (14 semaines d'aménorrhée ou absence de règles) en Belgique. L'interruption volontaire de grossesse, pratiquée en toute sécurité, est prise en charge par la sécurité sociale - seuls 3,60€ restent à charge de la patiente.
En 2009 - derniers chiffres disponibles auprès de la commission nationale d'évaluation de la loi IVG -, 18 870 femmes ont subi un avortement; les trois quarts par la méthode d'aspiration et 17,2 % en absorbant la pilule abortive mifepristone (contre 15,4 % en 2008), qui s'obtiennent exclusivement dans les centres de planning et dans les hôpitaux.
Les escrocs qui opèrent sur internet traquent clairement les jeunes filles qui pour une raison X ou Y n'osent pas parler de leur grossesse, ont peu d'informations et/ou d'accès au réseau de santé et cherchent une solution rapide à leur "problème".
Mais l'avortement médicamenteux, qu'on ne peut pratiquer au-delà de 7 semaines de grossesse, doit absolument se faire sous contrôle médical, insiste la sénatrice SP.A, Marleen Temmerman, gynécologue à l'UZ Gent. "Il faut d'abord établir un diagnostic : vérifier que la patiente est enceinte, qu'il ne s'agit pas d'une grossesse extra-utérine, dater la grossesse". S'assurer aussi que la (jeune) femme ne prend pas de drogues, qu'il n'y a pas de contre-indications, comme une affection cardiaque ou des troubles de la circulation, etc.
La procédure fixée par la loi est claire : une semaine après le premier rendez-vous - délai de réflexion imposé -, la patiente prend, en présence du médecin du planning ou de l'hôpital, un premier médicament - la mifepristone - qui a pour effet d'arrêter le développement de la grossesse. Deux jours plus tard, elle absorbe un second produit - le misoprostol -, qui provoque des contractions et une fausse couche. Elle reste sous contrôle médical pendant plusieurs heures. L'expulsion se produit parfois jusqu'à 48 heures après la prise du second médicament.
Les femmes qui se procureraient des fausses pilules abortives sur le net s'exposeraient donc à des risques graves : nausées, tremblements, hémorragies causées par un usage inapproprié ou un mauvais dosage. Sans compter les effets désastreux au niveau psychologique : "Les patientes, et certainement les jeunes filles, ont besoin d'être accompagnées pour prendre une telle décision", souligne le professeur Temmerman .
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